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Dear FutureMe,
25 mars 2026
Je ne sais pas trop par où commencer, mais je sais pourquoi j’écris cette lettre. Je l’écris pour toi, pour moi, pour celui que je serai dans deux mois.
On s’est quittés un dimanche soir, vers 22h. Je me souviens de toute cette journée. J’avais fait quatre heures de route pour rentrer chez moi. J’étais fatigué, mais j’avais envie de te parler en arrivant. Et pendant cet appel, tout s’est arrêté. Tu m’as dit que c’était fini. Et moi, j’étais là, au téléphone, mais j’ai rien vu passer. J’ai l’impression que ce moment s’est passé trop vite pour que je comprenne vraiment ce qui était en train d’arriver. Comme si j’étais présent, mais pas vraiment là.
Encore aujourd’hui, j’y repense et je m’en veux, je me pose des questions, je me demande si j’aurais pu faire autrement, dire autre chose, comprendre plus vite, réagir différemment. Mais au fond, je sais qu’il n’y a pas de bon moment pour une séparation. Ça devait peut-être arriver, ce jour-là ou un autre.
Les jours passent depuis. J’essaie de faire des choses pour aller mieux. Je danse, parce que la danse ça m’a toujours fait du bien. J’ai même mis des stories où je dansais. Pas pour que tu me remarques, pas pour que tu m’écrives, mais juste parce que pendant quelques minutes, quand je danse, j’oublie un peu la douleur. Mais derrière ces stories, il y avait quelqu’un qui n’allait pas bien. Quelqu’un qui faisait semblant d’aller bien. Et le jour où je me suis rendu compte que je me mentais un peu à moi-même, j’ai craqué, j’ai pleuré. Alors j’ai arrêté de poster. Mais je n’ai pas arrêté de danser, parce que ça, au moins, ça me fait du bien pour de vrai.
Il y a aussi ce pull que je devais te donner. J’y ai pensé plusieurs fois. Parce que c’était un cadeau de ma part. Même si on s’est séparés, une partie de moi voulait quand même te le donner. Mais je me suis dit que si je cherchais un prétexte pour te revoir ou rouvrir la discussion, ça pourrait te faire du mal et m’en faire à moi aussi. Alors pour l’instant, je ne fais rien. Je laisse le temps passer.
Je crois que ce qui m’arrive aujourd’hui, c’est que je suis encore en état de choc. Tout est allé trop vite. Je me torture le cerveau à chercher des réponses, à comprendre, à refaire les conversations dans ma tête, à me demander pourquoi, à me demander si on aurait pu faire autrement. Mais peut-être que certaines réponses font mal, et que je dois juste accepter qu’elles existent, même si je ne veux pas les entendre.
Je peux au moins être honnête sur une chose : je l’aime encore. Je ne le déteste pas. Et s’il pense que nous n’étions pas compatibles, alors peut-être que ça aurait fini par arriver un jour ou l’autre. C’est dur à accepter aujourd’hui, mais peut-être qu’un jour je comprendrai.
Si tu lis cette lettre dans deux mois, j’espère que tu vas mieux que moi aujourd’hui. J’espère que tu as arrêté de te torturer le cerveau tous les soirs. J’espère que tu arrives à passer des journées sans penser à lui tout le temps. J’espère que tu recommences à rire sincèrement, pas juste à faire semblant. J’espère que tu continues de danser, pas pour oublier quelqu’un, mais parce que ça te rend heureux.
Peut-être que dans deux mois tu auras perdu une partie de tes sentiments. Peut-être pas tous. Peut-être que tu penseras encore à lui de temps en temps. Mais j’espère qu’à ce moment-là, quand tu penseras à lui, tu n’auras plus mal comme aujourd’hui.
Peut-être que dans deux mois tu comprendras pourquoi ça devait s’arrêter. Peut-être que tu réaliseras que certaines choses n’auraient jamais marché. Peut-être que tu arrêteras de te demander si les choses auraient pu être différentes, parce que tu accepteras que de toute façon, les choses se sont passées comme elles devaient se passer.
Et même si aujourd’hui c’est trop dur à accepter, j’espère que toi, dans deux mois, tu seras en paix avec tout ça.
S’il te plaît, quand tu liras cette lettre, rappelle-toi de moi aujourd’hui. Rappelle-toi que j’ai mal, que je suis perdu, que j’essaie de faire semblant d’aller bien, que je danse pour ne pas trop penser, que je me pose mille questions et que je n’ai pas encore les réponses. Et sois fier de toi si tu vas mieux, parce que ça voudra dire qu’on a réussi à traverser ça.
N’oublie pas : avance à ton rythme. Il n’y a pas de petites victoires. Si tu as encore des rechutes, c’est normal. Si tu penses encore à lui parfois, c’est normal. Si tu as encore un peu mal, c’est normal. Mais j’espère juste que tu te seras retrouvé toi-même.
Prends soin de toi. Vraiment.
Moutaanli, du passé.
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