A letter from February 15th, 2021

Time Travelled — almost 5 years

Peaceful right?

Dear FutureMe, Je suis fatiguée, trop fatiguée. J’écris cette lettre ne sachant même pas si je serais encore vivante. Aurai-je encore la force de me battre ? Tu sais, dernièrement, les temps sont durs, si dur que j’ai si mal, Jsuis perdue, je ne sais pas comment stopper cette douleur qui me semble insurmontable. J’ai l’impression que je n’arriverai plus jamais à être foncièrement heureuse. J’ai si mal que mourir me semble être la seule solution, pourtant, on me l’interdit. Jsuis tlm perdue que je confonds le bien et le mal. Et le pire dans tout ça, c’est que je n’ai personne à qui parler, à qui me confier, à qui avouer mes maux et leur dire à quel point j’ai mal, que mon seul souhait est de mourir. Des gens sont là pour moi, mais j’ai trop peur de les blesser, j’ai pas envie de leur pitié, j’ai pas envie qu’ils s’inquiètent à mon égard. J’arrive plus à me supporter, je suis en détresse, que quelqu’un m’aide, que quelqu’un entende mes appels à l’aide, que quelqu’un me sauve avant que je me tue. Pourtant, j’ai que 18 ans, je me dois d’être heureuse. J’ai des amis extraordinaires, une famille, de l’argent, un toit, de la nourriture. Est-ce la connerie humaine ? Est-ce un caprice de gamine ? Je passe à côté des plus belles années de ma vie, à être dépressive, suicidaire. J’écris cette lettre tout en sachant que je ne serai plus qu’un souvenir et que j’aurai jamais la chance de pouvoir la relire. Mais c’est pas grave, j’ai accepté la vie, j’ai plus envie de me battre contre moi même, j’abandonne. A quoi bon persévérer si ces souvenirs me hanteront toute ma vie ? A quoi bon me battre contre quelque chose qui m’appartient. Il faut savoir quand partir. En ce qui me concerne , j’attends quelque chose avant de partir, quelque chose qui me permettra de partir en paix. Malgré tout, personne dans mon entourage ne sait mon état actuel, pourtant, j’aimerais tant qu’on m’écoute, qu’on me console mais je peux pas, il faut pas que je le fasse, ils ne le supporteront pas et j’aurai trop mal de les voir triste. Alors, pendant ce temps, je les console et les conseille tout en sachant que c’est moi qui en ai le + besoin. Ce n’est pas une critique, je le fais de bon cœur mais j’aimerais tant que quelqu’un sache à quel point je veux sauter du plus haut point de la ville. C’est pas une vie d’être comme ça, c’est plus possible d’être dans un état aussi critique. Quand je suis avec mes amis, cette petite voix dans ma tête me dit de bien profiter, que ce sera peut-être leur dernière moment avec moi, c’est pas normal. Tout est prêt pour que je m’en aille. J’ai profité de mes proches une dernière fois, j’ai acheté les médicaments, je peux partir. Pardon à mon être de lui avoir fait subir tant de malheur, de coupures, médicaments, jeûner durant des jours, torturer l’esprit. J’ai réussi à pardonner les autres mais réussirai je pour ma propre personne ? C’est l’âme torturee que j’écris ces quelques lignes, j’ai l’impression que personne ne m’entend, aidez-moi, s’il vous plaît, est-ce que quelqu’un me comprend ? Est-ce que quelqu’un me comprend ? J’ai pas envie de mourir, juste envie d’être mentalement stable. Je ne demande même plus à être heureuse, j’aimerais juste ne plus vouloir mourir à chaque instant. Je suis en crise, serait-ce la dernière pour moi ? Et le pire dans toute cette histoire, c’est que je ne leux pas aller en HP pour me faire soigner car la dépression n’existe pas chez moi, elle est bien réelle et quand ils le seront, ça sera trop tard. Adieu

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